Squarespace : tarifs, formules et à qui cela s’adresse

Emmanuelle Laurent


Squarespace séduit beaucoup de porteurs de projets qui veulent un site professionnel élégant, prêt à l’emploi et sans maintenance serveur à gérer. Mais entre les tarifs mis en avant sur la page commerciale et le budget réel une fois ajoutés le domaine, les e-mails, les outils marketing et parfois la prise de rendez-vous, l’écart peut surprendre. La vraie question n’est pas « combien ça coûte », mais « à partir de quand un des abonnements Squarespace devient rentable pour votre activité ».

Quatre grandes formules Squarespace structurent l’offre, du simple site vitrine jusqu’à la boutique en ligne avancée. Chacune s’adresse à un profil différent : freelances qui lancent leur portfolio, petites entreprises de services qui veulent une vitrine orientée leads, boutiques qui misent sur l’e-commerce, créateurs de contenus qui monétisent une communauté. Bien choisir, c’est éviter de payer pour des options inutilisées… ou de se retrouver bloqué au moment d’accélérer sur la vente en ligne ou le marketing.

Cet article plonge dans les tarifs de Squarespace, poste par poste. Objectif : comprendre ce qui est compris dans chaque plan, repérer les coûts cachés, poser des repères concrets pour décider si ce CMS hébergé colle à votre modèle économique. On parlera aussi de stratégies pour réduire la facture sans sacrifier la performance, et de la place de Squarespace face à WordPress, Wix ou Shopify pour un projet de création de site en 2026.

En bref

  • Quatre plans principaux (Basic, Essentiell, Plus, Advanced) qui vont du simple site vitrine à l’e-commerce avancé avec abandon de panier et remises complexes.
  • Facturation mensuelle ou annuelle : l’annuel fait baisser la note, surtout sur Essentiell et Plus, souvent choisis par les petites entreprises.
  • Coûts annexes à anticiper : renouvellement de domaine, comptes e-mail pros, scheduling, e-mailing, espaces membres, frais Stripe/PayPal.
  • Essentiell est souvent le meilleur point d’équilibre pour une activité de services, quand Plus et Advanced s’adressent aux boutiques qui misent vraiment sur l’e-commerce.
  • Budget global réaliste : entre 25 et 80 € par mois selon le niveau d’e-commerce, les modules activés et l’outillage marketing autour de Squarespace.

Squarespace tarifs 2026 : panorama clair des formules et de ce qui est inclus

Squarespace se positionne comme un CMS hébergé tout-en-un : vous payez un abonnement, et l’hébergement web, les mises à jour techniques et la sécurité sont gérés en arrière-plan. Sur le papier, la grille tarifaire paraît simple. Dans le détail, chaque plan active ou non des briques de design, de blogging ou d’e-commerce qui changent radicalement la valeur de l’outil pour votre business.

Les quatre plans phares en 2026 restent les mêmes qu’annoncés ces dernières années : Basic, Essentiell, Plus et Advanced. Tous incluent un certificat SSL, un stockage et une bande passante présentés comme illimités, un système de templates modernes responsive et un back-office unifié pour gérer pages, blog, produits et formulaires. Le différenciateur principal se joue sur le niveau d’e-commerce et de marketing.

En facturation annuelle, les prix tournent autour de ces ordres de grandeur : Basic aux environs de 11 €/mois, Essentiell autour de 17 €/mois, Plus proche de 24 €/mois, Advanced autour de 36 €/mois. En mensuel, chaque plan grimpe de plusieurs euros, ce qui change la donne sur 2 à 3 ans d’exploitation. Pour une entreprise qui voit son site comme un outil de vente, pas comme un gadget, l’annualisation reste logique une fois le modèle validé.

Pour y voir plus clair, un tableau synthétique aide à comparer les usages cibles, l’accès au code et le traitement de l’e-commerce.

Plan Squarespace Prix mensuel (paiement annuel) Usage recommandé Gestion e-commerce Accès au code / blocs avancés
Basic Environ 11 € Portfolio, CV en ligne, petite vitrine, blog simple Fonctionnalités de boutique limitées, frais plus élevés Non, personnalisations restreintes
Essentiell Environ 17 € Petites entreprises de services, site professionnel axé leads E-commerce léger, frais intermédiaires Oui, accès au code et blocs premium
Plus Environ 24 € Boutique en ligne qui commence à faire du volume Produits illimités, frais de transaction réduits Oui
Advanced Environ 36 € E-commerce avancé, abonnements, remises complexes Aucuns frais de transaction internes, outils avancés Oui

Point souvent oublié : le nom de domaine est offert la première année sur les plans annuels, puis bascule sur un tarif de renouvellement supérieur à ce qu’on trouve chez un registrar spécialisé. Autrement dit, le ticket d’entrée paraît très doux la première année, puis le budget global se rééquilibre avec le temps. Cela ne disqualifie pas Squarespace, mais impose d’anticiper le coût récurrent au-delà de la phase de lancement.

Autre nuance qui n’apparaît pas au premier coup d’œil : même si tous les plans permettent de créer un blog, de publier des pages et de gérer de simples formulaires, seuls Essentiell et au-dessus permettent de brancher facilement des scripts tiers, des pixels d’ads ou des intégrations plus fines. Pour un site qui doit devenir la colonne vertébrale de vos actions marketing, cette différence pèse davantage que quelques euros sur la facture.

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Pourquoi la facturation annuelle change vraiment la donne

Beaucoup de créateurs de sites démarrent avec une facturation mensuelle par réflexe, par peur de l’engagement. C’est compréhensible au moment du test, mais ce choix a un impact direct sur la rentabilité du projet si le site est censé vivre plusieurs années. L’écart entre les deux modes de paiement frôle parfois les 30 à 40 % sur douze mois.

Pour une petite structure qui opte pour Essentiell, rester en mensuel autour de 24 €/mois contre 17 €/mois en annuel revient à payer l’équivalent de plusieurs mois supplémentaires. Sur un cycle de trois ans, on parle d’une différence qui finance largement, par exemple, une partie d’un audit SEO sérieux ou une campagne de contenu. Autrement dit, l’économie réalisée sur la licence peut être réinjectée dans ce qui fera réellement grandir le site.

La bonne pratique consiste souvent à démarrer en mensuel pendant la phase de cadrage (3 à 4 mois pour verrouiller l’arborescence, les contenus, le design et les premiers retours utilisateurs), puis à basculer sur l’annuel une fois que le site commence à prouver son utilité business. Ce pivot permet de garder de la souplesse au début, puis de profiter du meilleur ratio prix/valeur sur le long terme.

Quel abonnement Squarespace choisir selon votre projet et votre modèle économique

Une grille tarifaire n’a de sens que si on la relie à des scénarios concrets. Pour clarifier les choses, imaginez trois profils assez fréquents : Sara, graphiste indépendante qui lance son portfolio avec un peu de blogging pédagogique ; une maison de Champagne qui veut un site professionnel premium pour séduire importateurs et cavistes ; et un concept-store de déco qui cherche à transformer son trafic Instagram en ventes.

Ces trois acteurs peuvent techniquement utiliser Squarespace. Pourtant, ils n’ont pas du tout intérêt à choisir le même plan.

Basic : rampe de lancement pour portfolios et sites très simples

Le plan Basic reste calibré pour les projets où le site joue un rôle de carte de visite en ligne, sans mécanique marketing complexe. Pour Sara, qui veut montrer ses réalisations, un formulaire de contact propre et quelques articles de blog expliquant son approche, Basic offre déjà un environnement confortable. Les templates sont soignés, le back-office reste accessible, et l’hébergement web stable évite de devoir jongler avec les offres des hébergeurs.

La limite se manifeste dès qu’elle souhaite aller plus loin : insertion de scripts spécifiques pour traquer les conversions, intégration poussée avec un outil d’e-mailing externe, blocs plus élaborés pour raconter ses cas clients. Sans accès au code et aux blocs premium, elle risque de se sentir rapidement à l’étroit. Basic convient aux projets qui assument de rester minimalistes, pas à ceux qui visent un marketing structuré.

Autre piège : utiliser Basic pour une micro-boutique « pour tester » et repousser le switch vers un plan supérieur. C’est faisable, mais les frais de transaction et l’absence de certaines fonctions e-commerce finissent par rogner la marge. Quand la vente devient un vrai enjeu, il faut accepter de monter en gamme.

Essentiell : l’équilibre pour les petites entreprises de services

Pour la maison de Champagne, l’objectif n’est pas seulement d’être présente en ligne, mais de véhiculer une image forte, de capter des demandes B2B, de segmenter ses contacts entre particuliers, cavistes et importateurs. Le plan Essentiell prend tout son sens ici. L’accès au code permet de paramétrer sérieusement le tracking, d’implémenter des outils d’analytics avancés, de connecter un CRM.

Les blocs premium ouvrent aussi des options de mise en scène plus poussées : storytelling de la marque, galeries immersives, mises en avant d’événements. Ce plan autorise en général des outils de marketing intégrés comme les pop-ups ou les bannières promotionnelles, qui peuvent soutenir des campagnes ponctuelles (pré-commandes pour les fêtes, événements oenotouristiques, etc.).

Pour un cabinet de conseil, une agence, un artisan positionné haut de gamme ou toute activité de services B2B/B2C, Essentiell est souvent le point d’entrée sérieux. Basic reste jouable, mais chaque compromis sur le tracking, la personnalisation du design ou les intégrations finit par coûter cher en opportunités perdues. Un site de services a besoin de prouver sa crédibilité et de transformer ses visites en rendez-vous qualifiés : ce plan offre les leviers pour y arriver.

Plus et Advanced : quand l’e-commerce devient un vrai centre de profit

Le concept-store de déco qui vend des objets en série limitée n’a pas le même rapport à son site. Ici, chaque visite doit pouvoir se transformer en panier, et l’enjeu n’est pas seulement visuel. Gestion des stocks, remises, codes promotionnels, relances d’abandon de panier, moyens de paiement variés : Plus et Advanced sont pensés pour ce type de besoin.

Le plan Plus permet déjà de gérer un catalogue conséquent avec des frais de transaction réduits, une meilleure expérience d’achat et un socle d’outils marketing orientés vente. La montée vers Advanced se justifie dès que le volume commande explose ou que la boutique souhaite mettre en place des abonnements, des programmes de fidélité plus complexes ou des opérations commerciales avancées.

Concrètement, pour un e-shop qui traite plusieurs centaines de commandes par mois avec un panier moyen confortable, quelques points de pourcentage économisés sur les frais de transaction représentent vite des centaines d’euros annuels. À partir d’un certain niveau, rester sur Essentiell au prétexte qu’il « coûte moins cher » devient simplement contre-productif. La question à poser reste : « ce plan me fait-il gagner plus qu’il ne me coûte ».

Pour trancher, une méthode simple fonctionne bien : estimer le chiffre d’affaires annuel visé en ligne, calculer les frais de transaction sur chaque plan, ajouter le coût de l’abonnement et comparer. Ce type de simulation chiffrée ressemble à ce qu’on fait déjà quand on hésite entre deux plateformes e-commerce, par exemple dans une comparaison du type PrestaShop vs Shopify. La logique est la même : confronter le prix facial à la réalité de votre modèle.

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Squarespace et coûts cachés : domaine, e-mails, modules et temps passé

Si la plupart des discussions se focalisent sur le prix des abonnements, la vraie ligne budgétaire se construit en additionnant tous les satellites du site. Entre le domaine, les comptes e-mail pros, l’outil de prise de rendez-vous, l’e-mailing, les espaces membres et les frais Stripe/PayPal, le budget réel peut facilement doubler par rapport au prix du plan de base annoncé.

Ignorer ces postes, c’est un peu comme chiffrer une rénovation uniquement au prix du carrelage, sans compter la main d’œuvre ni l’électricité. Sur un site pensé pour soutenir un chiffre d’affaires récurrent, cette approximation finit toujours par se payer.

Domaine et e-mails : les fondamentaux à ne pas laisser filer

Le premier réflexe consiste souvent à tout gérer directement chez Squarespace : domaine, site, parfois e-mails. C’est confortable, mais pas forcément optimal financièrement. Le domaine offert la première année en plan annuel masque un renouvellement plus élevé ensuite. Les extensions proposées restent aussi plus limitées que chez certains registrars dédiés, ce qui pose problème pour les projets très locaux ou sectoriels.

Pour une PME française, acheter son .fr chez un registrar comme OVH, Gandi ou autre, puis le connecter à Squarespace, reste souvent plus rationnel. Le prix annuel du domaine reste bas, la maîtrise du nom est indépendante du CMS, et la migration vers une autre solution à terme devient moins douloureuse. Même logique pour les adresses e-mails : l’intégration Google Workspace est agréable, mais la multiplication des comptes fait grimper la facture plus vite qu’on ne le pense.

Des solutions d’e-mails pro plus abordables existent et couvrent largement les besoins de nombreuses petites structures. L’essentiel est de décider où investir : dans le confort maximal, ou dans une architecture un peu plus modulaire mais plus intéressante sur 3 à 5 ans.

Scheduling, espaces membres, e-mailing : puissance et effet boule de neige

Squarespace propose ses propres modules pour la réservation de créneaux (Scheduling), les espaces membres payants et l’e-mail marketing. Pratique, puisque tout est intégré, mais chaque brique ajoute une couche à l’addition mensuelle. Pour un coach qui vend des séances individuelles et des ateliers en ligne, Scheduling devient vite indispensable. L’augmentation de plan (Emerging, Growing, Powerhouse) suit la montée en capacité : nombre de calendriers, fonctionnalités avancées, intégration des paiements.

Si ce module est réellement au cœur de la proposition de valeur, ces montants se défendent largement. Mais quand la prise de rendez-vous reste marginale, pivoter vers une solution externe déjà utilisée par l’équipe peut s’avérer plus logique. Même raisonnement pour l’e-mail marketing : les campagnes intégrées de Squarespace fonctionnent bien pour des envois ponctuels et un volume modeste, mais montrent leurs limites dès qu’on parle automatisation poussée, segmentation fine ou scoring.

Beaucoup d’équipes finissent par adosser Squarespace à un outil externe plus robuste pour l’e-mailing ou la gestion de communauté. Le CMS reste la vitrine et le point d’entrée, tandis que la mécanique de relance, de nurturing ou de programme de fidélité vit ailleurs. Le coût grimpe un peu, mais la puissance marketing suit, ce qui change le rapport entre dépenses et chiffre d’affaires généré.

Frais de paiement, TVA et temps humain

Dernier bloc souvent sous-estimé : tout ce qui entoure les flux financiers. Les frais de Stripe, PayPal ou autres processeurs de paiement s’ajoutent aux éventuels frais de transaction de Squarespace selon le plan choisi. Sur des paniers moyens élevés, ces pourcentages représentent vite plusieurs dizaines ou centaines d’euros mensuels.

À cela s’ajoute le temps humain. Un CMS comme Squarespace fait gagner du temps par rapport à un site codé from scratch, mais il ne remplace pas une vraie réflexion UX, contenu et SEO. Si trois personnes se relaient pour « bricoler » des pages sans stratégie claire, le coût caché peut largement dépasser le prix de l’abonnement. C’est ce qui pousse beaucoup de dirigeants à structurer leur investissement web comme un projet global, plutôt que comme un simple achat de licence.

Un parallèle intéressant peut être fait avec la gestion d’un site WordPress. Sur le papier, WordPress auto-hébergé paraît moins cher, mais le coût d’une maintenance sérieuse s’ajoute vite, comme le montrent les ordres de grandeur d’un tarif de maintenance WordPress. Squarespace concentre une partie de ces coûts dans son abonnement, mais le temps passé par l’équipe reste un facteur clé à suivre.

Comment payer Squarespace moins cher sans sacrifier la qualité du site

Une fois que le périmètre fonctionnel est posé, on peut commencer à optimiser. L’idée n’est pas de couper au hasard, mais de décider où chaque euro dépensé contribue à générer plus de leads, plus de ventes ou un meilleur taux de rétention. Quelques arbitrages simples permettent généralement de garder un site professionnel solide tout en contenant la facture.

La bonne approche consiste à considérer Squarespace comme une brique centrale, à laquelle on greffe seulement les modules indispensables, en privilégiant les engagements et les fournisseurs qui alignent prix, souplesse et valeur.

Jouer intelligemment avec la durée d’engagement et les offres

Le duo test court en mensuel, puis bascule vers l’annuel une fois le site validé, fonctionne bien. Il permet de limiter le risque en phase de prototypage, puis d’amortir le coût sur la durée. Les promotions ponctuelles et codes de réduction peuvent également faire gagner plusieurs dizaines d’euros sur la première année.

Pour une structure qui sait déjà qu’elle gardera Squarespace au moins deux ans, ignorer l’annuel revient presque à refuser de l’argent sur la table. À condition, évidemment, d’avoir clarifié l’arborescence, le positionnement et les fonctionnalités clés avant de cliquer sur « payer ». Investir sur un plan Advanced alors que la stratégie produit n’est pas stabilisée garde peu de sens.

Externaliser les postes lourds et mutualiser les outils

Certains postes gagnent à sortir de l’écosystème Squarespace. Les domaines, on l’a vu, peuvent être gérés chez un registrar externe pour moins cher, tout en gardant un contrôle plus fin sur la propriété. Les e-mails pros, selon la taille de l’équipe, se prêtent aussi à une solution plus modulaire, avec parfois une facturation au domaine plutôt qu’à l’utilisateur.

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Autre levier : limiter le nombre de modules natifs souscrits si l’entreprise possède déjà des outils performants. S’il existe déjà un CRM avec un calendrier de prise de rendez-vous intégré, ajouter Scheduling double parfois une fonctionnalité. De même, si un outil d’emailing est déjà maîtrisé en interne, multiplier les plateformes d’envoi fragmente les données et complique la vie des équipes marketing.

Prioriser ce qui fait vraiment avancer le business

En réalité, la meilleure façon de « payer moins » pour Squarespace est de s’assurer que le site génère suffisamment de valeur. Un plan Advanced utilisé à 80 % de ses capacités sur un e-commerce qui tourne n’est pas cher : c’est un levier d’acquisition et de conversion. À l’inverse, un Basic sous-exploité, sans stratégie contenu ni SEO, devient une dépense inerte, même si son prix facial paraît raisonnable.

Pour un indépendant ou une petite équipe, la hiérarchie des priorités ressemble souvent à ceci :

  • Choisir un plan cohérent avec le modèle (Essentiell pour services, Plus/Advanced pour e-commerce assumé).
  • Investir dans le contenu (pages claires, blog utile, fiches produits travaillées).
  • Mettre en place un minimum de tracking (analytics, conversions clés, sources de trafic principales).
  • Optimiser ensuite l’outillage marketing autour, en éliminant ce qui ne sert pas.

Vu sous cet angle, le tarif Squarespace devient une variable de l’équation, pas un obstacle. Le compromis idéal est celui où chaque mois de licence s’accompagne de données un peu plus propres, de ventes un peu plus nombreuses, d’un pipeline de leads un peu plus prévisible.

Squarespace face aux autres solutions de création de site : pour qui ce pari est cohérent

Pour terminer le tour d’horizon, il reste une question délicate : Squarespace est-il « cher » ou « abordable » comparé à d’autres solutions de création de site comme WordPress, Wix ou Shopify. La réponse dépend beaucoup de votre profil, de votre tolérance à la technique et de votre manière de travailler.

Les comparaisons d’outils CMS ressemblent souvent à des débats sans fin. Pourtant, une grille simple aide à y voir clair : combien coûte la solution sur trois ans, qui gère la technique, et à quel point votre équipe est prête à mettre les mains dans le cambouis.

Squarespace vs WordPress, Wix, Shopify : une histoire de compromis

WordPress auto-hébergé reste imbattable en flexibilité pure, avec une myriade de thèmes et de plugins. Sur le papier, un hébergement mutualisé à 7 ou 8 € par mois paraît séduisant. Dans la réalité, il faut compter le temps de maintenance, les mises à jour de sécurité, la compatibilité des extensions, et parfois l’intervention ponctuelle d’un développeur. Beaucoup de TPE sont surprises, quelques années plus tard, du budget cumulé entre licences, interventions techniques et plantages nocturnes.

Wix, de son côté, partage avec Squarespace une approche très visuelle et intégrée, mais avec un écosystème d’apps qui peut vite devenir labyrinthique. Shopify, lui, brille dès qu’on parle e-commerce pur, avec une profondeur fonctionnelle impressionnante, mais peut se révéler surdimensionné pour une activité de services qui veut surtout un bon site vitrine.

Squarespace occupe un entre-deux intéressant : plus simple à appréhender qu’un WordPress modulable, plus propre en sortie de boîte que certaines solutions drag-and-drop, moins spécialisé qu’un Shopify mais suffisant pour beaucoup de boutiques de petite à moyenne taille. Pour un projet où l’équipe veut un outil central, peu de dépendances techniques et un design maîtrisé, ce compromis tient la route.

Pour quels profils Squarespace fait vraiment sens

Plusieurs profils tirent particulièrement bien parti de ce CMS :

Les freelances et indépendants qui veulent un site qui inspire confiance rapidement, sans devenir administrateurs systèmes. Les petites entreprises de services qui ont besoin d’un hub clair pour leurs offres, leurs contenus et leurs prises de contact. Les boutiques qui démarrent ou consolident un volume raisonnable d’e-commerce, avec une priorité sur l’image et l’expérience, plus que sur une personnalisation technique extrême.

À l’inverse, les structures qui disposent déjà d’une équipe technique à l’aise avec les serveurs et les frameworks, ou celles qui visent un produit numérique très spécifique avec des workflows complexes, auront souvent intérêt à s’orienter vers des solutions plus ouvertes. L’enjeu n’est pas de « fuir » Squarespace, mais de reconnaître qu’un CMS clé en main a, par construction, ses frontières.

Pour éclairer la décision, certaines comparaisons plus globales entre outils, comme les analyses Wix vs WordPress ou Shopify vs PrestaShop, donnent des repères utiles sur les logiques de coûts, de flexibilité et de maintenance. L’essentiel est de garder en tête que le « bon » outil est celui qui aligne budget, compétences internes et ambitions business, pas celui qui coche le plus de cases marketing.

Quel plan Squarespace choisir pour une petite entreprise de services ?

Pour une petite entreprise de services qui veut un site professionnel orienté prise de contact et crédibilité, le plan Essentiell est en général le plus adapté. Il intègre l’hébergement web, un nom de domaine offert la première année, l’accès au code, les blocs premium et des outils marketing de base comme les bannières ou les pop-ups. Le plan Basic peut suffire pour une mini vitrine, mais limite vite le tracking, les intégrations et les options de mise en page dès que vous travaillez sérieusement votre acquisition.

Combien coûte vraiment un site Squarespace par mois tout compris ?

En combinant le prix de l’abonnement (entre environ 11 et 36 € en facturation annuelle), le renouvellement du domaine après la première année, un ou plusieurs comptes e-mail pros et éventuellement un module comme Scheduling ou l’e-mailing natif, on se situe souvent entre 25 et 80 € par mois pour un site utilisé en contexte professionnel. La fourchette basse correspond à une vitrine de services bien tenue, la fourchette haute à une activité qui mêle e-commerce, réservation en ligne et marketing par e-mail.

Peut-on changer de formule Squarespace en cours de route ?

Oui, il est possible de passer d’un plan Basic à Essentiell, Plus ou Advanced, et inversement, directement depuis le tableau de bord. Le site n’a pas besoin d’être recréé, et le changement se fait en général sans rupture de service. Beaucoup de projets commencent sur un plan intermédiaire pour valider le contenu et l’architecture, puis montent en gamme lorsque l’e-commerce ou les fonctionnalités avancées deviennent stratégiques.

Squarespace revient-il plus cher que WordPress sur le long terme ?

Sur le papier, un WordPress auto-hébergé avec un hébergement mutualisé peut sembler moins coûteux. Mais il faut ajouter le prix des thèmes premium, des plugins payants, de la maintenance régulière et du temps passé à gérer la sécurité. Squarespace regroupe ces éléments dans son abonnement unique. Pour une équipe sans ressources techniques internes, ce modèle s’avère souvent plus prévisible et parfois plus économique, surtout si l’on compte le temps humain comme un coût réel.

Comment savoir si un plan e-commerce Squarespace sera rentable pour mon activité ?

La méthode la plus saine consiste à estimer votre chiffre d’affaires en ligne sur douze mois, à appliquer les frais de transaction et le prix de l’abonnement sur chaque plan (Essentiell, Plus, Advanced), puis à comparer. Ajoutez à cela les effets potentiels sur le taux de conversion des fonctionnalités débloquées : relance de panier, remises avancées, meilleure expérience de paiement. Si l’écart de coût entre deux plans est inférieur au gain de marge attendu, le plan supérieur devient généralement le bon choix.

Emmanuelle Laurent
Emmanuelle Laurent
Ancienne freelance WordPress devenue fondatrice de 2S Agency à Montpellier, Emmanuelle accompagne les TPE/PME et indépendants à transformer leur site en vrai outil business, centré sur l’UX et les résultats. Entre deux séances de CrossFit et beaucoup de veille web, elle partage sur ce blog des méthodes concrètes, sans jargon inutile, pour clarifier ta stratégie digitale et améliorer ton site pas à pas.

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